Fin de lune de miel ?

Publié le par figuredetempete

Le confinement : Période particulière à bien des égards tant sur le plan collectif qu'individuel. Concentrons nous sur la partie diabétique de cette période de replis forcé. 

En tenant compte des consignes sanitaires (déplacement limité à 1000m autour du domicile), j'ai commencé le confinement en faisant des exercices de PPG (préparation physique générale) près de chez moi. Ce n'est pas le genre d'exercice que je fais d'habitude mais il faut s'adapter à cette "privation de liberté". 

D'une manière générale mes glycémies ont eu tendance a augmenté. Pas tant dans le profil de courbe mais surtout dans les valeurs avec des glycémies le matin à 1.50 gr/L. Je n'ai pas l'impression d'avoir changé mes habitudes alimentaires. Le profil des courbes étaient globalement le même.

Les quinzaines de capteur glycémiques n'y changent rien et la tendance est à la hausse, sans aucun doute. Le moral en prend un coup, les scans sont plus fréquents comme si on rêvait au fond de soi que cette courbe fléchisse. Hélas, trois hélas, les vérifications capillaires confirment bien cette tendance.

Confinement, prise de poids (85kg au début de l'année pour 89 kg mi juin), une activité physique moins fréquente, moins importante et puis ... 

Toujours en formation, je suis en période d'examen. Le stress des partiels peut il me faire monter cette glycémie ? En tout cas, ce cocktail est sans équivoque.

Cette situation m'a fait me poser des questions sur la lune de miel. Cette période que l'on souhaite étendre, prolonger en ménageant le peu d'ilots de Langerhans que les anti corps ont dénié nous laisser.

Quand la maladie se déclare, quel phénomène permet l'entrée dans la lune de miel ? Est elle éternelle (théoriquement) en suivant un régime pauvre en glucide ? Sur quels critère dont on se baser pour reprendre une insuline exogène (fin de lune de miel) ? glycémie haute ? Hba1c ? cétonémie ? cétonurie ? 

Une chose est sûre, les partiels de fin d'année sont passés, les glycémies retrouvent doucement des valeurs largement acceptables comprises entre 0.80 et 1.10 gr/L. 

Sur quel critère se baser pour modifier sa prise en charge ? l'hémoglobine glyquée en est un et le dernier résultat est bon car il est de 5.9%.

Avec le recul, on peut dire que cette réflexion est un véritable deuxième deuil. Le premier est l'acceptation de la maladie. C'est une étape primordiale pour accepter de modifier son alimentation. 

Devoir s'injecter de l'insuline est un deuxième virage qui impacte notre confort ...

Je n'y suis pas encore mais je m'attends de plus en plus à passer son insuline.

A suivre

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